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Développement agricole et résistances des économies paysannes

La première partie, partant des théories de l'après-développement et de l'agroécologie, analyse le développement agricole en tant que processus de destruction : élimination des paysanneries, considérables dégâts environnementaux, incapacité à nourrir l'humanité. La deuxième partie étudie les caractéristiques des économies paysannes qui ont trait à l'usage de la terre, le travail familial, l'autoconsommation, la gratuité, l'entraide, les savoirs locaux et la rationalité paysanne. Ces spécificités leur ont permis de développer des stratégies de résistance et de luttes qu'elles ont développé pour survivre, pour garder le contrôle des ressources, pour se maintenir en tant que paysans, voire pour reconstituer des communautés paysannes. La troisième partie resitue la problématique paysanne dans le contexte de la mondialisation. Celle-ci a accentué les processus destructeurs du développement agricole. Mais de nouveaux mouvements paysans sont apparus porteurs d'alternatives au domaine dominant avec des propositions touchant à ,la souveraineté alimentaire, la biodiversité, la relocalisation de la production et de la commercialisation, des pratiques culturales nouvelles, une récupération des savoirs paysans. En conclusion cette recherche estime que pour rendre compatible équilibres écologiques et alimentation de l'ensemble de la population du monde, répondre aux risques environnementaux et sanitaires induits par le système industriel, réduire le chômage, les migrations et l'asphyxie des mégalopoles, il faudra s'appuyer sur une paysannerie nombreuse et diversifiée et que les conditions existent actuellement pour le faire
Thesis, Dissertation, French, 2008
[s.n.], [S.l.], 2008